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Les séparations difficiles du matin...

  • 31 mars 2025
  • 3 min de lecture

Ah, ce moment magique qu'est le matin, où les oiseaux chantent, où le café coule à flots, et où votre enfant hurle comme si vous l’abandonniez sur une île déserte au large de l’Antarctique. Si vous avez déjà dû détacher un petit koala humain agrippé à votre jambe en suppliant « non, pas crèche ! », cet article est pour vous.



Pourquoi la séparation est-elle si difficile ?

Principalement jusqu'à 3 ans, l’enfant est en pleine construction de son attachement. Il sait désormais que vous existez même quand vous disparaissez derrière la porte (merci l’angoisse de séparation). Mais contrairement à vous, qui avez bien intégré le concept du « je vais au boulot et je reviens ce soir », lui vit l’instant présent avec une intensité digne d’un drame shakespearien.


Plusieurs facteurs peuvent rendre la séparation matinale compliquée :

  • L’angoisse de séparation (surtout entre 8 mois et 10 mois) : votre enfant réalise que vous pouvez disparaître… et qu'il n’a aucune garantie que vous reviendrez ! Cette angoisse est normale et fait partie du développement affectif.

  • Une routine du matin stressante (courir partout en hurlant « on est en retard ! » n’aide pas)

  • Un changement récent (nouvelle crèche, déménagement, arrivée d’un petit frère/sœur)

  • Un besoin accru de réassurance (certains jours, juste parce que… eh bien, c’est comme ça)


Comment adoucir la séparation ?

Bonne nouvelle : vous n’êtes pas condamné à des scènes de tragédie chaque matin. Voici quelques astuces pour rendre le au revoir moins douloureux (pour tout le monde).


  1. Adopter un rituel de séparation : Les enfants adorent les routines, elles leur donnent un sentiment de sécurité. Un bisou spécial, un câlin codé, un « check » magique… Trouvez un petit rituel et répétez-le chaque matin.

  2. Rester zen (ou faire semblant) : Même si intérieurement, vous avez envie de vous effondrer devant les pleurs déchirants de votre mini-vous, gardez le sourire et parlez avec une voix calme et assurée. Votre enfant capte votre stress comme un radar hyper-sensible !

  3. Ne pas s’éterniser : Un au revoir trop long alimente l’anxiété. Lâchez votre petit koala avec un sourire, un « À ce soir, amuse-toi bien ! » et partez sans vous retourner (même si votre cœur saigne et que vous êtes à deux doigts de pleurer).

  4. Pratiquer le « jeu de la séparation » : Jouer à cache-cache ou aux retrouvailles avec son doudou peut aider l’enfant à comprendre qu’une séparation n’est jamais définitive.

  5. Parler de la journée à venir : Anticipez et rassurez : « Aujourd’hui, tu vas faire de la peinture avec tes copains ! Et ce soir, on lira ton histoire préférée. »

  6. S’appuyer sur un objet transitionnel : Le fameux doudou ou un petit objet ayant une odeur familière peut être un bon soutien pour traverser cette épreuve.

  7. Rassurer sans culpabiliser : Évitez les « Maman/Papa va beaucoup penser à toi » (vous ne voulez pas lui mettre la pression !) et préférez des phrases positives comme « Je sais que tu vas passer une bonne journée ! »


Heureusement, ça s’arrange (si, si, promis)

La bonne nouvelle est que cette période passe. Un jour, votre enfant vous fera un petit coucou rapide avant de filer rejoindre ses copains, et c’est vous qui serez nostalgique de ces moments où il vous suppliait de rester… Bon, d’ici là, courage, café, et mouchoirs (pour vous, pas pour lui).



 
 
 

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